vendredi 3 juin 2016

3 Summer fragrances : Guerlain - Tom Ford - D&G

C'est un fait, l'été passe trop vite et l'hiver est interminable (surtout cette année). 9 mois de grisaille pour 3 mois de ciel bleu.
Alors, quand pointe le printemps on se prend déjà à rêver d'évasion, de plages exotiques et de rivages dorés. Certaines marques ont déjà pris les devants et mettent en scène des parfums solaires aux notes chaudes, rondes et cocoon.
Un pschitt de parfum et c'est Bora Bora qui se dévoile autour de vos épaules.

3 parfums ont retenus mon attention; ils présentent des notes ensoleillées et revendiquent de plus en plus des fleurs jaunes qui se mêlent aux pétales suaves et cotonneux des fleurs blanches.
Terracotta Eau de Toilette Guerlain
Terracotta - Guerlain:

Pour les 30 ans de sa gamme Guerlain a mis en flacon le parfum de l'été avec en guest star un jasmin indien, rayonnant et capiteux qui s'accompagne de son ami fidèle : l'ylang ylang. Arrivent ensuite les notes lumineuses et solaires évoquant le sable qui s'assouplit sous les pieds (les salicylates). Enfin l’œillet et une génoise gourmande de noix de coco emmènent le bouquet floral dans une dimension crémeuse, lactée et balsamique.
Une alternative si vous aimiez Ylang Vanille ou encore Tiaré Mimosa de la collection Aqua Allegoria.
Soleil Blanc Eau de Parfum Tom Ford
Soleil Blanc - Tom Ford:
Etonnant parfum dans la gamme du créateur. De ce flacon blanc immaculé comme un calice de gardénia surgit un parfum suave et exotique qui évoque instantanément les caresses d'une crème solaire, genre Hawaïan Tropics. On ferme les yeux et on respire un mirage d’été.
Néroli, épices douces et citrus ouvrent le bal avant un plongeon dans les notes cotonneuses des muscs et des lactones (noix de coco, pêche, monoï, oranger absolu, tubéreuse…). Riche, confortable, facetté et en même temps aéré sans être écœurant. Pas mal !

Velvet Ginestra Eau de Parfum Dolce & Gabbana
Velvet Ginestra  - Dolce & Gabbana.
Direction bassin méditerranéen au mois de mai quand les genêts illuminent les collines de leur éclat jaune vif et de leur parfum oranger.
D&G sait aussi faire des bons parfums (la preuve avec leur gamme exclusive).
Cette nouvelle EDP est une très belle ode aux fleurs jaunes (un peu de mimosa, du néroli, une touche de miel et beaucoup de genêts posés sur une boule de notes salicylées à l’odeur de sable blanc). Je le place dans la même veine que Carnal Flower pour la facette lactée solaire, mais sans la note de tubéreuse ravageuse. Essayez-le, il est très beau. C’est le parfum qu’il faut emmener dans son sac de voyage si vous partez pour Anacapri.
 
Pêle-mêle des parfums solaires : 
- Une Fleur de Cassie par Fréderic Malle, bien plus miellée et animale (un fleur couture et retro en même temps).
- Champs Elysées de Guerlain, le bouquet floral bucolique avec lilas, héliotrope et jacinthe.
- Mimosa pour Moi de l’Artisan, un rayon de soleil, entre gomme, frangipane et flocons de mimosa.
- Songes d’Annick Goutal (Ylang, monoï, santal...) et aussi : l’Eau d’Issey Absolue, Mahora/ Mayotte de Guerlain…

Et dans un univers de soin vous trouverez aussi : Nuxe le parfum prodigieux, le Parfum solaire de Lancaster et le Parfum Divin de Caudalie (tous les trois sont gorgés d’effluves solaires inspirés des vacances et des senteurs typiques des crèmes solaires).
 
Alors je vous souhaite un bel été.

Echappez-vous, parfumez-vous, enivrez-vous, tartinez-vous et cocoonez-vous.

A bientôt.

jeudi 29 octobre 2015

Vrai ou faux?


- Shalimar est un restaurant indien à Londres - VRAI
- Johnny Depp préfère Bleu de Chanel - FAUX
- En parfumerie, l’essence de muguet n'existe pas - VRAI
- L'absolu d'artichaut existe - VRAI
- Les ingrédients du Chanel N°5 sont 100% naturels - FAUX
- Les muscs nitrés sont présents dans la nature* - VRAI
- La calone est issue du suc des huîtres - FAUX
- Le parfum de la dame en noir était "La petite robe noire" - FAUX
- Tous les parfums ont été modifiés depuis ces 20 dernières années - VRAI 
- Louis Vuitton va lancer une collection de bougies parfumées - VRAI

- Le patchouli est un bois - FAUX
- Civette sait faire un bon café – VRAI 
- L’absolu d’iris coûte 2 fois plus cher que l’essence de Oud - VRAI
- L'eau de toilette Terre d'Hermès est aussi concentrée que Terre d'Hermès Parfum - VRAI
- En 2016, Tom Ford va relancer 3 de ses premiers parfums (déjà discontinués) dans une gamme « Private Reserve » - VRAI
- Manger des carottes rend aimable - FAUX
- Guerlain aime les bloggeurs - VRAI
- IFRA interdit l'utilisation des matières animales - FAUX
- Un parfum cher est un bon parfum - FAUX
- Calvin Klein a vendu plus de 20 millions de flacons de CkOne - VRAI


*dans l'organisme des poissons qui flottent sur le Mékong.
Muscs synthétiques interdits puisque cancérogènes, explosifs et toxiques pour l'environnement
et les êtres vivants.

jeudi 15 octobre 2015

Place Vendôme Haute Parfumerie


J’ai toujours abordé sur ces pages le thème des parfums (de toutes sortes et principalement ceux que j’aime), le thème des matières premières et aussi quelques sujets qui me trottaient dans la tête (le rhume pour un parfumeur, le parfum envahissant de ma voisine depizzeria, le musc et les valseuses, etc.)

J’ai traité en autobiographie le sujet de l’accueil en parfumerie (cet effroyable salon de beauté hambourgeois tenue par des rombières asséchées). Mais cette fois je vais vous parler d’une autre boutique, à l’extrême opposé de la précédente. Une parfumerie « out of this world », un écrin luxueux qui tire la haute parfumerie vers le haut et qui redonne à l’univers du parfum sa magie originelle. Cette parfumerie s’appelle Place Vendôme Haute Parfumerie et se situe à Wevelgem en Belgique.

On sait tous que les parfums ne se vendent pas tout seul et que même la plus extravagante des communications ne parvient pas à faire d’un mauvais sirop un succès planétaire. Le Parfum a besoin d’un lieu adéquat et d’un support pour pouvoir s’exprimer en dehors de son flacon. Et ce support c’est la force de vente des vendeurs. Qui n’a jamais été emballé par l’histoire que nous racontent ces ambassadeurs quand ils croient en leur produit ? Qui n’a jamais rêvé aux fables sur les ingrédients exotiques, les coulisses et les anecdotes sur la création du précieux nectar ? Le parfum c’est un tout mais aussi un produit à haute valeur subjective ajoutée. Quand un passionné vous parle de l’objet de son affection il vous embarque immédiatement dans son monde.

C’est un peu cette histoire-là que je vais vous raconter.

Pour ma première visite en Belgique j’ai commencé par le plus extraordinaire des voyages. Me voilà fraîchement débarqué en terre inconnue que l’on m’emmène déjà découvrir expressément un autre monde.

J’avais entendu parler de Place Vendôme, cette petite boutique atypique qui vend des trésors de haute parfumerie au milieu de la pampa (des pièces de collection en cristal, des éditions prestiges et limitées, etc.) Je m’explique : Place Vendôme est située à Wevelgem autant dire, presque au milieu de nulle part (sans offenser les habitants du patelin en question). Place Vendôme n’est pas une enseigne des Champs-Elysées mais son aura brille d’autant de mille feux.
J’entre donc dans ce lieu inattendu. Les devantures m’annoncent déjà que je vais décoller et embarquer pour le nirvana. Chanel et Guerlain en sont les guest stars (en toute fausse objectivité je peux vous dire que je plane déjà…). Je suis Alice et je viens de traverser le miroir. Me voilà en apesanteur dans un autre monde, je flotte dans un Taj Mahal scintillant. 
Notre hôte, David Depuydt et son équipe nous accueille chaleureusement et nous invite à découvrir son écrin.
David est le propriétaire des lieux. Il est un être atypique, un personnage charismatique qui bouscule les codes. Il est le gardien d’un temple où tout est luxe, splendeur et convoitise.

J’étais Alice, je deviens Charlie (dans la chocolaterie). J’ai envie de tout voir, de tout toucher, de tout sentir. David est en quelque sorte le Willy Wonka des lieux, le magicien bien veillant qui vous transmet son rêve et partage généreusement avec nous toutes ses beautés olfactives et visuelles.

J’ai une ébauche de théorie sur le personnage : je pense que David est un extra-terrestre* et qu’il vient d’une planète nommée LUXE. Luxe est une sphère lumineuse qui met en lumière le travail artisanal d’un groupe de créatifs (les parfumeurs, les artisans flaconniers, les concepteurs d’emballages, et les tous ces corps de métier qui gravitent autour de la beauté). Tout est question de savoir faire et de soucis du détail. Luxe n’est pas une planète bling bling où des logos ostentatoires en toc vous balancent leur vulgarité en pleine face. Luxe est une horloge de cristal saupoudrée d’or. C’est une constellation de petites choses bien choisies qui une fois combinées entre-elle vous donne l’impression que vous êtes un élément de cette mécanique.
Le luxe c’est une valeur et pas nécessairement un prix sur une étiquette.
David est *extra parce qu’il est un passionné éclairé de la belle parfumerie et amoureux des marques qu’il représente. Exigeant dans ses produits il fait preuve d’une connaissance infaillible sur l’histoire de ses parfums. Il croit dur comme fer en l’émotion et en la magie du Parfum.

Il a créé cet univers merveilleux et depuis 25 ans le succès ne se démenti pas.

David est *terrestre parce qu’il a le franc parler et les pieds sur terre ; il connait les enjeux et les stratégies des marques mais garde pourtant cette magie dans son discours. Il jongle habilement entre expertise du marché et la féérie des lieux.
Visiter la Parfumerie Place Vendôme est un moment rare et unique. On déambule entre les créations exclusives de Guerlain et les avant-premières de  Chanel. La gamme privée des Heures de Cartier côtoie les fontaines à parfums de Caron, les vintages ressuscités de Patou, quelques marques de niche pointues (Amouage, Parfum d’Empire, etc.) et des cosmétiques premiums.

Quand on repart de la boutique on affiche un sourire béat. Que l’on ait acheté un parfum ou pas on a ce sentiment d’avoir vécu un moment magique. Et rien que pour ça j’ai envie d’y retourner.

Si vous passez dans le coin, je vous invite donc à découvrir cette parfumerie et surtout à rencontrer cette joyeuse équipe de doux rêveurs.

Haute Parfumerie Place Vendôme
Menenstraat 2/A, 8560 Wevelgem en Belgique


mercredi 23 septembre 2015

Les Eaux parfumées au thé de BVLGARI


Souvenez-vous, nous sommes en 1992, presque tous les joailliers ont déjà leur parfum signature et Bvlgari est sur le point de présenter le sien. Ça ne sera pas un féminin baroque mais plutôt une eau mixte en toute légèreté. Bvlgari sera ainsi la première marque à lancer une eau parfumée sur le thème du thé vert avec son Eau Parfumée au thé vert. Une nouvelle vague de transparence s’annonce alors et le paysage olfactif de la parfumerie va connaître un virage radical dans son histoire. Depuis, presque toutes les marques ont suivi la mouvance et ont puisé leur inspiration dans le thé. Thé = fraîcheur, transparence, légèreté, sérénité, “simplicithé”. Tout le monde aime le thé même si on n’en boit pas. Le thé ce n’est pas que de l’eau chaude ; c’est un rite, un lien universel et c’est aussi une idée de propreté qui nettoierait tout le brouhaha du monde. Bref, le thé deviendra ainsi un nouveau concept à fort potentiel créatif et commercial.
L’année suivante, en 1993, le tsunami CK One arrive sur le marché, il reprend cet accord thé autour d’une fragrance et d’un concept de globalité révolutionnaire : un parfum mixte (même si le genre unisexe en parfumerie n’a pas été inventé par Calvin Klein…). Ce sera un carton !
Depuis le thé n’a cessé de fleurir dans chaque marque et 2015 voit cette vague végétale zen revenir (Body Shop, By Killian, Jo Malone, Guerlain, Annick Goutal, etc.)
On trouve également le concept de thé (vert, noir, blanc…)  dans toutes les gammes de soins corporels et dans les produits ménagers (liquide vaisselle au thé, lessives au thé, parfum d’ambiance au thé, etc.)

Cette année Bvlgari remet à l’honneur sa gamme et harmonise ses emballages en proposant aussi 2 nouveautés : Eau parfumée au Thé Bleu et Eau Parfumée au Thé Noir.
La note thé bleue était légitime puisqu’elle vient compléter la gamme qui comprenait déjà la note thé blanc (2003) et thé rouge (2006).
L’Eau Parfumée au Thé Bleu est une eau légère basée sur un accord de thé Oolong. Si vous aimez les parfums à la lavande vous allez sans doute adopter cette nouvelle eau calme. C’est une lavande aérée, végétale, moderne et claire comme un courant d’air. Son départ est frais et subtilement épicé de muscade et on y sent une brassée de lavande qui aurait infusée dans un bain de muscs clairs, de peau de pomme verte et de pétales de roses séchées. Le rendu est limpide et confortable, clean et cotonneux. Je perçois peu la note irisée, comme indiquée dans la pyramide olfactive, mais je distingue plutôt une note ronde et moelleuse de violette (les methylionones), de fève tonka et un vétiver épuré. L’impression de thé est donnée par les agrumes du départ et la transparence des matières de synthèses utilisées pour soutenir la formule.
Ainsi, avec cette collection d’eaux de thé, Bvlgari propose une gamme de parfums légers et aérés tels qu’on aime les sentir lors de weekend à la campagne, loin des lourdeurs urbaines.
La preuve donc qu’il n’y a pas que Prada ou Hermès pour proposer des aquarelles.

Eau Parfumée au Thé Bleu me rappelle un peu la Lavande Velours de Guerlain (lavande, tonka) et Eau de Narcisse Bleu chez Hermès (pour la même trame violette moelleuse et ouverture agreste et verte).
Mon préféré dans la gamme est l’Eau Parfumée au Thé Rouge avec son overdose de cardamome et de baie rose, son bouquet de freesia posé sur un socle de muscs blancs confortables et indélébiles.

La bonne nouvelle c’est que Bvlgari prépare le lancement d’un nouveau grand féminin pour octobre prochain: Goldea.
La mauvaise c’est que la version Eau parfumée au Thé vert Extrême sera discontinuée bientôt.
  

Courez donc sur le stand Bvlgari des Galeries Lafayette à Paris faire vos stocks et rencontrer la délicieuse Isabel qui vous fera découvrir la gamme coordonnée des eaux au thé (soins du corps, lingettes et bougies parfumées) ainsi que la gamme exclusive des eaux de parfums « Le Gemme ».

vendredi 21 août 2015

Mitsouko Print



Manon s’est parfumée avec Mitsouko inlassablement pendant plus de cinquante ans. Offert en cadeau de mariage par son mari, elle ne l’a plus jamais quitté.
Sa bouteille de parfum était un repère, elle n'aurait pas vraiment su dire ce qu'il sentait, juste divinement bon.
Elle en avait toujours une quelque part, dans sa salle de bain, son sac à main, sur sa coiffeuse.
Elle a essayé plusieurs concentrations (eau de toilette, cologne, extrait) et en a gardé tous les flacons. 
Ceux d’extrait c’étaient pour les grandes occasions: les anniversaires de mariage. 
- Il sent bon, il me plaît et je ne saurais pas m’en passer. Mitsouko c’est un peu mon histoire dans un flacon. Il a toujours été là, il m'a accompagné dans la vie, confiait-elle.
Ses foulards, ses chemisiers, même sa penderie embaumaient. 

Par dizaines de flacons et des milliers de vaporisations Manon s’est imprégnée de ce parfum. Il palpitait en elle comme une intraveineuse profumum sous sa peau. 
Ses bras auraient parus étrangers sans ce parfum dans son cou.

Mitsouko c'était elle, l'ombre dans notre ombre, une empreinte invisible et si familière qui a collé à jamais des souvenirs à sa présence. 

Et puis un matin d’un jour comme aujourd'hui, Manon a laissé son corps dans cette chambre et s'en est allée partager l'ombre.

On se souviendra toujours d’elle, de ses grands yeux noirs, de sa fougue méditerranéenne et de son parfum si on le recroise avec émotion dans un courant d'air. 


A ma GRAND-mère.

vendredi 19 juin 2015

Portrait of a Lady et The Night - Frédéric Malle

J’ai été récemment en contact très rapproché avec Portrait of a Lady si bien que j’ai eu envie de reprendre un article que j’avais publié fin 2010 à son sujet et de le compléter un peu. Je l’avais aimé dès sa sortie et je constate que 5 ans après son lancement son succès ne fait qu’accroître auprès des amateurs de la belle parfumerie.
Je livre donc une déclaration d’amour à retardement à ce parfum qui ne cesse de me surprendre et de me troubler. Je le porte occasionnellement de peur de m'y habituer mais c'est à chaque fois un plaisir immense de le retrouver et de le sentir flirter avec mes mouvements.
Il est signé Dominique Ropion (compositeur de Very Irresistible, Alien, Armani Code Woman, Trésor in Love, Amarige et bien d'autres). Portrait of a Lady est un boisé floral à fort pouvoir de séduction. Il vient enrichir la très belle gamme des parfums imaginés par Frédéric Malle.

Très complexe et en même temps clair et aéré ce parfum s’ouvre sur une très belle essence de rose fraîche, quelques éclats vifs et métalliques de géranium et d’une pointe de framboise qui servira de liant jusqu’au cœur du parfum. On y perçoit également quelques effets épicés de cannelle et de poivre. 

Ce qui est étonnant avec ce parfum c'est le travail autour de l’essence de rose, on la survole, on l'effleure mais jamais elle ne se livre totalement. En aucun cas elle ne s’affiche rétro, cosmétique ou fleur bleue. Au contraire. Elle est fantasmée. Cette essence de rose, d’origine turque, est un prétexte à un parfum boisé oriental d'un nouveau genre ; un parfum texturé en 3 dimensions : florale, boisée et ambrée. Il se boise d'encens avant un saut magistral dans un cœur de patchouli hyper confortable (le Patchouli Heart est une nouvelle fraction épurant l’essence terreuse et rêche de la plante pour n’en retenir que la quintessence).  Ainsi, ce bouquet de feuilles épuré prend son élan sur un prisme de molécules immatérielles (comme le chaleureux cashmeran qui soulève le patchouli vers un final en muscs blancs puissants et autres molécules ambrées, très diffusive et rémanentes). L’aura que diffuse ce parfum est surréelle. Contrairement à son étiquette Portrait of a Lady n’a rien de franchement féminin, c’est tout là son paradoxe. Mais c’est ce qui fait son charme aussi.

D’un point de vue olfactif, Portrait of a Lady est une secousse magnétique, un véritable choc olfactif qui s’impose dans l’air et qui sait attirer les nez curieux et les compliments. D’un point de vue technique et dans l’utilisation de ces ingrédients Portrait of a Lady est un bijou high-Tech qui réinvente avec brio le sempiternel duo rose-patchouli pour en livrer là un parfum inédit et parfaitement bien équilibré. Apparemment le chaos des overdoses donne ici un résultat remarquable. Enfin, d’un point de vue subjectif, Portrait est un fauteur de troubles.

Imaginez une scène de western où le héros du film (en collier de perles et biscotos) entre dans un saloon bondé. L’ambiance est lourde et l’harmonica souffle sur l’air sec du désert. Tout le monde se fige, les regards se tournent vers les portes battantes et on dévisage l’inconnu(e) dont la silhouette se dessine à contre-jour. Son parfum a déjà envahi la pièce et pour une raison X la tension monte ; une baston va éclater. Accrochez-vous à vos pop-corn. Ca va swinguer.

Vous comprenez alors que je ne m’enivre de ce parfum que lorsque je m’ennuie un peu. Le vaporiser ouvre porte à l’aventure…(qui ne finit pas en castagne, je vous rassure).
 
Photo perso. A gauche The Night, à droite Portrait of a Lady

L’année dernière, le génial duo Frédéric Malle et Dominique Ropion composent un Oud « The Night »* plus vrai que nature. Hé oui, encore un Oud ! Mais pas un sirop « foutage de gueule » ; The Night is THE oud ! 
(On parle d’une formule dosée à 20% en véritable essence d’Oud). Une fois que vous aurez senti ce parfum vous ne verrez plus l’Oud comme avant et vous ne pourrez même plus envisager de porter autre chose. Tout semblera n'être qu'imposture. Si vous êtes du genre aventurier et si vous vivez des relations sado-maso avec les parfums (que vous aimez vous prendre des claques … olfactives, s’entend) attendez-vous à décoller. The Night vous fera voir 36 chandelles. Mais quelles chandelles ! Tout Versailles dans un sniff.
The Night est l’enfant orientalisant de Portrait of a Lady. Il délaisse ainsi ses perles pour basculer dans le côté obscur du fauvisme. Même si sa rose est hérissée, l’animal est dompté et son empreinte est indélébile. Puisque Portrait of a Lady et The Night ont ce lien de parenté évident (rose-patchouli-ambre) je peux vous conseiller de les superposer. Vous vivrez-là la plus insolite des expériences. Attention alors à votre sillage. Personne n’en sortira indemne. Pas même vous.

*(The Night est disponible à Paris dans les corners et les boutiques de la marque, demandez-le ; il n’est pas exposé avec les autres parfums).

mercredi 1 avril 2015

One Million Black Oud – Exclusivité Mondiale

L’info est encore classée "top secret" mais la marque au bankable One Million (2008) s’apprête à lancer à l’automne prochain une nouvelle version de son parfum emblématique: One Million Black OUD.
Alors que l’équipe Paco Rabanne - PUIG prépare le lancement pour l’Europe de la version Cologne du dit-parfum, c’est le marché moyen oriental qui aura l’exclusivité du Black Oud dès septembre prochain. (Selon les sources il sera vendu en avant-première au Selfridges du Dubaï Mall avant d’arriver sur nos liners en mai 2016).
Black Oud est sans doute un clin d’œil à cette région du globe qui a fait fortune grâce à l’or noir et dans lequel ce parfum sera commercialisé en premier lieu, le flacon et son étui délaisseront leur couleur dorée bling-bling au profit d’un noir mat assurément plus sobre et mystèrieux.
La pyramide olfactive reprendra l’accord bois sec du parfum initial en accentuant les effets cuirés, les notes fruitées seront intensifiées par l’ajout d’un absolu noyau de pruneau Co². Le cœur présentera un duo épicé inédit d’écorces de lingodorus Angustifolia et de graines d’harissa. L’agarwood apparaîtra avec le boisantal, tous deux magnifiés par un absolu d’encens des rois mages et des fractions de cèdre Shawarma. Le final sera intensément musqué et animalisé (on évoque un headspace « vent du désert  sur laine de chameau »).
One Million Black Oud : 50 ml en Parfum intense. 
Le prix est encore indéterminé mais devrait s’aligner sur ceux de L’Absolute Gold
A suivre…
Je serais bien curieux de sentir cette nouveauté, pas vous ?

vendredi 19 décembre 2014

Bvlgari pour Homme, une histoire de muscs

On évoque souvent la trame olfactive qui unit les grands parfums à leur maison de création, la Guerlinade comme LA signature olfactive des parfums Guerlain, le fil aldéhydé scintillant qui habille presque tous les parfums Chanel,  le duo rose-jasmin de la Patounade dans les créations de Patou et aussi la pâte épicée des parfums de Caron. Pourtant, d’autres maisons de parfums, bien plus jeunes, ont aussi leur « touch ».

Je n’y avais pas vraiment fait attention jusqu’à ce que je croise tout récemment une note olfactive, une empreinte qui ne m’était pas étrangère. J’ai donc été happé par une boule de muscs qui m’a chatouillé les bulbes (olfactifs). Mais pas un simple musc blanc linéaire comme celui de Body Shop. Il s’agissait là d’un cocktail de muscs blancs très modernes, ce genre de muscs palpables qui se déploient surtout en tête et en cœur. Ils remplissent l’air et se diffusent comme une vapeur quand la température de la pièce, la pression atmosphère et l‘hygrométrie forment un trio idéal. 
Je connaissais donc ces matériaux (AmbrettolideHelvetolide, Muscenone, Habanolide, Tonalide, Exaltolide, - tous ces muscs en "ide", etc.) pour les avoir croisés dans Omnia, Omnnia Cristaline de Bvlgari et quelques années plus tôt dans Bvlgari pour Homme.

J'étais en présence de la "Bulgaride".

Photo Bvlgari
On peut être hyperosmique ou à l’inverse anosmique. C’est-à-dire que notre odorat peut être hypersensible à une odeur ou inversement complètent fermé. Pour ce qui est des muscs blancs (ces lourdes molécules), ils forment un bloc compact et parfois le nez ne les perçoit pas ou peu. Ça a été le cas avec Bvlgari pour Homme que je n’arrivais pas à définir. Mais après un peu d’entrainement et d’apprentissage j’ai réussi à percer l’énigme du musc. (Oh triomphe, un nouvel horizon olfactif qui émoustille mes narines !). Celui que j’ai donc croisé lors d’une soirée avec surprise a été en la personne de Bvlgari pour Homme Extrême – le grand frère, plus costaud. Il était donc là en suspens dans la pièce. J’ai ressenti alors cette accueillante note ronde et douce, vraiment très propre et surréelle. Il n’était pas venu tout seul. Pourtant, invisible parmi les invités, il a réussi à se faire remarquer. Sans aller jusqu’à me prendre complètement pour Rintintin je suis allé renifler (discrètement) le cou des convives. Et là, merveille ! J’ai redécouverts ce parfum. Quitte à passer pour un hurluberlu, j’ai béni cet invité inconnu pour ce moment de révélation. 

Bvlgari Pour Homme Extrême (1999) revendique une note de thé Darjeeling, de bois blonds, secs et fumés, des agrumes et des épices froides. Le tout est donc confortablement posé sur un flot de muscs blancs (ils forment ainsi une signature très Bvlgari, très Firmenich aussi - cette grande maison de parfumerie qui crée (entre autre) une foule de muscs et qui produit ce concentré de parfum). 

Si vous aimez les parfums discrets, élégants et raffinés je vous invite à aller (re)découvrir ce parfum. Il vous fera oublier tous les mastodontes actuels.

Et, qui sait, un parfait inconnu viendra peut-être vous aborder pour vous demander quel est ce délicieux sillage autour de vous ? (Soyez sympa avec lui/elle ; il /elle ne mord pas. Il vient juste dans d’un monde parallèle).


Joyeuses Fêtes parfumées!



A l'année prochaine.


Alex

mardi 9 décembre 2014

Oiro par Mona di Orio

Aujourd’hui 9 décembre 2014 j’ai décidé de republier un article que j’avais écris sur un parfum de Mona en janvier 2011: Oiro dans sa première gamme Signature.

3 ans après son départ tout a changé. 
Il reste les souvenirs, ses beaux parfums, notre tendresse immense et nos mots pour lui rendre hommage.

Il y'a ceux qui font des lessives, des parfums d'ambiance, des assouplissants et accessoirement du parfum.

Puis, il y'en a d'autres qui font une parfumerie d'auteur, une parfumerie Artisanale, avec coeur et tripes.

Mona est de ceux là.

Elle ne connait pas la "Comato", elle ne fonctionne qu'à l'instinct (atout précieux pour toute démarche créative).
Loin des modes et des tendances dictées par la rue ou le marketing, Mona sculpte chacun de ses parfums comme des oeuvres d'art.
Sous le bloc de marbre une merveille.

On aime ou pas.
Tous les gouts sont dans la nature; cqfd.

Cependant, on doit bien admettre que ses parfums ne ressemblent à aucun autre.

Pour "Oiro" anagramme de son nom et qui signifie "or" en portugais, Mona met en vedette un soliflore de Jasmin Indien.
Riche et complexe, le parfum démarre sur un cocktail de notes citriques et hespéridées, clin d'oeil à "Lux" (qui m'évoque une marmelade d'orange amère et de citrons confits).
Le coeur du parfum livre un Jasmin Indien en overdose, riche et dense, soutenu par quelques notes magiques dont seule Mona connait la recette...
Il s'habille des essences fétiches de la créatrice, l'Encens et le Vétiver.

La tenue et la diffusion de ce parfum sont exemplaires.
On a bien là, une vraie pyramide olfactive cohérente; une tête, un coeur et un final.

Un parfum solaire, radiant et évocateur de rivages dorés.

A suivre dès Aout 2011 les 4 nouvelles créations de la belle dans la gamme "Les Nombres d'Or".
Un Vétiver,
Une Tubéreuse fraiche,
Une Vanille,
Un Oud Intense.

mercredi 28 mai 2014

Civette sait faire un bon café

Le tigre et le singe, ici on connaît pas.

Dans l'année calendaire de The Empty Bottle je décrète que 2014 est dorénavant sous le signe de la civette (elle s’invite déjà dans 2 de mes posts). Il se devait d’y en avoir un troisième, que voici.

Pour la parfumerie, la nature nous comble de ses innombrables ressources végétales. Prenez l’oranger (Citrus sinensis) par exemple; on utilise ses feuilles tendres (le petitgrain),  ses fleurs (en absolu, eaux de brout, eau de fleur d’oranger et en huile essentielle) et l’écorce de ses fruits.

Dans le monde animal, il est une bestiole pleine de qualités et de surprises cachées: madame civette.

Celle qui vit en Ethiopie fait le bonheur des parfumeurs, et sa cousine Indonésienne fait la joie des amateurs de cafés.
Quoi? A l’instar des parfums rares et exclusifs, il existe un café insolite et hors de prix. Son procédé de fabrication et son « cheminement » en font un produit naturel des plus extraordinaires. On l’appelle le Kopi Luwak (kopi pour café et Luwak pour civette).

Qui? Des civettes locales très gourmandes en baies de cafés bien mûres (les plus goûteuses) s’empiffrent la nuit venue de la future récolte des producteurs de café locaux, comme si c’était des M&M’s.
Ayant fait des ravages dans les cultures de caféiers les agriculteurs indonésiens prirent le problème à l’envers quand ils découvrirent que cette civette-là pouvait devenir une poule aux œufs d’or. Plutôt que de chasser l’intruse, ils lui offrirent sur un plateau ce qu’elles venaient leur dérober. Un pacte était donc né entre l’homme et la bête. Un pacte lucratif au profit de l’homme, s’en dit.

Comment? Le café Kopi luwak n’a rien à voir avec le foie gras. A l’inverse du gavage hard core des oies pour la préparation du foie gras, la civette est consentante. Elle survit à l’opération puisqu’elle ne sert que de « transit » entre la cerise de café fraîche et le rendu final. Les sucs gastriques de son appareil digestif rongent la pulpe et la chair du fruit mais n’attaquent pas le noyau. Ce dernier s’imprègne alors d’un arôme unique. Il est ensuite expulsé par voie naturelle.
Les grains ainsi récoltés sont triés à la main, nettoyés et ensuite torréfiés. Ils sont prêts à être emballer puis consommer par des esthètes fortunés amateurs de grands crus.

(Je n’explique pas comment une grappe de grains de café prédigérés par une civette s’est retrouvée dans la tasse de quelque qu’un qui a trouvé ça formidable. Mais bon.)

Si vous voulez déguster ce nectar il faudra débourser au moins 70 € pour 100grs. Accompagné d’un nuage de lait et d’un macaron je suis sûr que c’est une expérience gustative mémorable. What else ?

Un conseil; ne remplacez pas les croquettes de Tigrou par des grains d’arabica, il vous a vu venir, il n'est pas dupe.

jeudi 8 mai 2014

Ceci n'est pas un coup de gueule

Dans certaines parfumeries (ou autre boutiques de luxe) les employés vous font comprendre d'un simple regard que vous n’êtes qu’une pauvre petite poussière qui erre dans un monde merveilleux où Parfums, maquillages et cosmétiques hors de prix sont les maîtres des lieux. 
Vous entrez donc dans un monde doré qui n’est pas le vôtre. 
Comment osez-vous troubler la beauté des lieux avec vos sabots crottés et vos cheveux aux quatre vents ?
Impies, vous souillez le sacré ! 
Ici on vend du pur luxe et de la marque. Et ce luxe s'affiche et se paye.

Madame Schwartzkatzenberger et Monsieur Michou sont les sphinx des lieux*. Ils vous toisent avec un mépris mal dissimulé. C’est un air de circonstance, un air hautin naturel. Les sourires sont pincés et leurs regards sont suffisamment éloquents pour vous donner l’envie de rebrousser chemin et de ne jamais (oh non jamais!) penser à revenir.
Sur le coup je me demande si l’alcool des parfums évaporés dans l'air ambiant ne me fait pas halluciner. Suis-je tombé dans une branche extrémiste du Vatican, dois-je payer un droit d’entrée, faire un signe particulier, baiser le sol, revenir habillé en Prada?
Je fais un pas en avant et j’avale presque mon chewing gum (pas la noisette qu’ils réservent à leur clientèle ploutocrate).
Alors, je veux sentir le nouveau parfum d'Etro, puis le tout dernier Juliette Has a Gun, replonger dans Eau d’Hadrien et essayer le dernier Shalimar Ode à la Vanille du Mexique.
Ah, vous n’avez pas le testeur? Et c’est quoi ce flacon là sur l’étagère Guerlain? 
Soit elle me prend pour une bille soit elle ne connait pas la forme du flacon de Shalimar (!!).
J’opte pour ma première pensée.
J’en rajoute une couche en lui demandant les ingrédients de la composition. Elle réajuste ses binocles et tente de lire une étiquette au verso de l’emballage: alcool, fragrance, aqua, ethylhexyl methoxycinnamate, red4 (CI14700), yellow 5 (CI19140)… blablabla. 
C’est jouissif. Mais c’est pas moi qui ai commencé.
I’ll be back.
Force est d’admettre que cette parfumerie possède une très belle gamme de parfums mainstream et créations de niche. La tentation est toujours trop forte.
Alors, comme un mulet borné je renouvelle assez fréquemment cette même expérience en retournant dans la cage aux fauves (aventure momentanément douloureuse au seuil de la boutique mais ô combien jubilatoire).

Avec toujours cette même naïveté enfantine qui fait fi de ces gardiens asséchés je joue à leur propre jeu. Je les snobe avec panache et je trace vers le testeur qui m’intéresse. Parfois affolés par mon intrusion ils tentent une approche. C’est un effort surhumain que de daigner s’adresser à ma petite personne pour me proposer une aide. En fait, ce n’est pas moi qui les intéresse mais plutôt le vapo que je viens de saisir (voyant que je tiens dans mes mains de profane le saint Graal). Je prends alors ce même regard de dédain et je largue avec indifférence un "non, ça ne sera pas nécessaire"

Inutile de demander le moindre échantillon. Leur visage se crispe d'une profonde tristesse comme devant un frigo vide. Par le plus grand des hasards leurs tiroirs sont momentanément à sec (pour moi) alors que Madame Truc Muche de la Motte qui vient de se faire reluire le berlingot à la cire La Praire croule sous les fioles et autres petites attentions.

Après un petit tour dans l’arène, paumé dans mes mouillettes et le nez embué, je prends l’exit. J’évite soigneusement un "merci" et "au revoir chère madame, votre compagnie fut un moment exquis"
Un "ciao !" fera l’affaire.

Je comprends la pauvre Julia Roberts dans Pretty Woman lors de sa malheureuse séance de shopping sur Rodéo Drive. Heureusement tout fini bien pour la belle; il y a une justice qui s’appelle: "le fric c’est chic".

Ah le luxe...
C'est quoi le luxe?

On dit que l’argent n’a pas d’odeur mais c'est à cause de ce genre d’attitude qu’il aura trouvé la sienne.

*Une belle parfumerie à l’ancienne à Hambourg qui fait aussi institut de beauté.
(Les noms des vendeurs sont inventés).

lundi 24 février 2014

S'il ne devait en rester qu'UN


On me demande souvent quel est MON parfum préféré (de TOUS les parfums du monde) et aussi, la question suivante, d’une évidence toute logique: quel serait le SEUL parfum que j’emporterais sur une île déserte.

1) Dur! C’est quasiment impossible de devoir choisir parmi tous ces trésors qui me ravissent chaque jour. Ils sont tous liés à un moment particulier de ma vie et je ne voudrais pas m'infliger cet ultimatum. 
Ils ont tous ce charme irrésistible qui rend plus belle la vie :)
Et,
2) Je ne vois pas vraiment ce que j’irai faire sur une île déserte.

Mais, bon an mal an, je joue le jeu et me creuse les méninges pour trouver une réponse satisfaisante à mon audience impatiente.

Je profite donc pour faire une liste des the one of my life.
Am stram gram…

Une fougère: Jicky, éperdument.

Un cuir: Bel Ami, évidemment.

Un ambre: Ambre Orient Armani Privé.

Un chypre: Profumo d’Acqua di Parma, 

Un Iris: Iris Silver Mist, monumental.

Un floral vert: Jasmine White Moss d’Estée Lauder.

Une rose: Nahéma de Guerlain.

Une tubéreuse: Carnal Flower, incontournable

Un vétiver: Vétyver Les Nombres d’Or par Mona, la classe!

Un Oud: ah non, basta! ca suffit les Ouds!

Un floral aldéhydé: Sublime de Patou.

Une eau: Eau d’Hermès, la grande.

Une eau fraîche: Acqua Decima d’Eau d’Italie.

Un boisé: Chamade pour Homme.

Et pour le dimanche: Ck Be.

Apparemment je ne sais pas compter; UN est pour moi un chiffre qui ne devrait pas rester seul.

Alors, qui veut m’accompagner pour habiter et embaumer cette fameuse île déserte ?

Faites votre liste.